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 La Chose Apeurée [Humain(e) médium]

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Marie
¤ Perce Oreille Effarouché ¤
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Nombre de messages : 3
Nature & particularité(s) : Pouet
Date d'inscription : 09/06/2008

Songe esquissé
Race & Aptitudes:
Nom du perso:
Idéologie: Aucune
MessageSujet: La Chose Apeurée [Humain(e) médium]   Mer 11 Juin 2008 - 5:07

Comment vous appelle-t-on ? Marie, simplement Marie

Quel age pensez-vous avoir/pensez vous que je pourrais vous donner ? Jeune. 18 ans peut être?

Si je ne pouvais vous voir, comment vous décrieriez-vous ?

Marie c’est toute une histoire. Ce nom, Marie, a toute une histoire. Un nom évocateur. Marie sainte mère de Dieu. Un nom qui commence comme maison, maman. Un synonyme de douceur paisible, de quiétude. Synonyme de beauté.
Synonyme de beauté. Une petite fille aux tresses blondes virevoltantes, au sourire facile, aux yeux pétillants de malice et de bonheur. Oui. S’il on prononce ce nom, Marie, c’est à coup sûr une charmante vision qui s’installe sous les paupières.
Surtout, gardez les yeux fermés. Les ouvrir serait aller au devant d’une cruelle désillusion. Car Marie c’est tout sauf beauté et quiétude. Mais voilà, les yeux sont conçus pour voir, ils s’ouvrent, et ils voient. Et Marie, c’est ça. Marie c’est un visage pâle aux traits inexpressifs encadrés par une tignasse courte emmêlée. Un visage mangé par deux grands yeux. Et Marie n’est ni paisible ni quiétude, et pourrait y trouver de la beauté ? Peut être.
En tout cas, c’est jeune, ça parle, c’est humain. Ça possède le bon nombre de bras et de jambes, et même de dents. Mais c’est chétif. Ça pourrait s’envoler au moindre souffle de vent. Cette silhouette trop mince, négligée, dégingandée, perdue dans ses vêtements larges, ne marque pas vraiment la mémoire.
Aucun détail surprenant à part les yeux dans le visage, aucune protubérance exprimant son appartenance à un sexe où un autre. Un ange alors ? Peut être… Un ange sacrément étrange alors…
Marie n’exprime rien, mais Marie ressent beaucoup. On dit que les yeux sont le miroir de l’âme, c’est particulièrement vrai chez cet être mal nourri dont le visage ne révèle rien en lui-même. Car toute l’émotion de ce corps fin est contenue dans le regard. Un regard qui la résume. Car Marie, pour beaucoup, ça n’est rien d’autre qu’un regard. Un regard à deux tranchants.

Un regard souvent perdu, rêveur, qui ne regarde jamais vraiment ce qu’il a devant les yeux. Quand il regarde autre chose que les livres... Car la plus grande particularité de Marie c’est sa façon de ne jamais quitter ses bouquins.

Mais parfois c’est un regard de bête traquée. Car Marie a peur. Peur du noir, peur du jour à venir, peur du vide, peur de la foule, peur du silence, peur de l’autre, peur d’elle-même, peur des démons, peur du monstre qui se cache dans le placard ou sous le lit, peur du monde. Une crainte terrible, certes, mais une lueur qui la tempère. Une lueur de curiosité. Pas d’une petite curiosité, une curiosité dévorante, une avidité de « savoir ». La peur et la curiosité. Une cohabitation impossible dans une petite âme pleine de contradiction qui déchire Marie en permanence entre deux aspirations. Une porte fermée est pour elle la tentation suprême et une terreur extrême. Envie de savoir ce qui se trame derrière, peur de savoir ce qui si s’y trouve. C’est un regard étrange, hanté, dont on se souvient quand on le croise.

Elle a peur d’un monde où elle ne se sent pas à sa place, et a décidé que le meilleur moyen de remédier à ce problème était d’apprendre pour comprendre, ce qui satisfait tout à fait son avidité naturelle du savoir. Et Marie a découvert qu’elle oubliait dans les livres. Le livre apaise ses craintes, nourris son avidité. Marie est un vide qui se remplie à toutes les sources. Elle boit les paroles de ses interlocuteurs, ingurgite les lignes des livres, et n’oublie rien. La nature l’a en effet doté d’un cerveau plus que convenable.
Ce sont les livres qui lui permettent de ne pas toujours avoir peur, mais ce sont aussi eux qui lui donnent son regard absent, fixé dans un autre monde, ailleurs, ou dans un autre temps. Marie se perd dans des mondes imaginaires, son esprit s’envole et les préoccupations bassement terrestres ne l’intéressent plus. Marie rencontre souvent le sol, car Marie ne regarde jamais ses pieds. Occupé à autre chose.

Marie c’est ça. Un être androgyne excessivement mince et frêle, grand, conduit à la bibliothèque par son histoire et ses capacités, doté d’assez de dons pour survivre, mais ne comprenant pas encore comment les utiliser. Un être vague, nonchalant et rêveur, savant à ses heures perdues, pile électrique à d’autres. Une contradiction vivante qui s’approche de la schizophrénie.

Avez-vous des dons ou pouvoirs particuliers ? Medium. Ressent les émotions, la nature de ce qui lui fait ace particulièrement fort. Mais a parfois du mal à interpréter.

A quoi ressemblait votre monde ?

Un genre de monde normal, époque normal, mais une histoire de protection par ange Gardien. Marie n'en avait pas, mais paraît que ces êtres ailés passaient leur temps à empoisonner la vie de leur protégé.

Racontez moi votre meilleur souvenir...


Journal de Guy, vigile aide soignant:


Ce matin, il s'est passé un truc pas banal. Je le note pour être sûr de ne pas l'oublier, car vraiment le personnage qui a débarqué à l'hôpital est de ceux que l'ont oublie pas. Je ne suis pas très influencable, mais je dois dire que je l'ai regardé passer la bouche ouverte. D'ailleurs personne ne l'a arrêté.
Il a emmené la petite M, la Marie. Toujours fourrée dans les livres celle là, mais gentille. De grands yeux. Ils sont repartit assez vite. Et c'est marrant, mais Marie, je l'avais jamais vu comme ça....


Pourquoi ce bruit? Pourquoi donc tout le monde s'agite comme ça?
Regards agités qui fouillent la pièce en quête de fenêtres, de sorties, mains qui cherchent follement un abris, doigts fébriles qui s'imiscent dans les recoins de la chambre. Il n'y en pas, il n'y a pas d'issues dans ce trou...
Oh non... Mais c'est vers ici que ça vient... Vers ici.
La fine silhouette se plaque contre le mur. Elle voudrait passer au travers pour éviter ce qui va arriver... Mais le cou se tend vers la porte pendant que le dos se presse contre le mur... Qui peut faire changer les habitudes de cette facon?

...

C'est la voix haïe du directeur celle là... Mais l'autre?
Il entre...
L'individu se presse a nouveau contre le mur. Assis à terre, les yeux grand ouvert remplis de curiosité et de terreur. Sa main cherche automatiquement les livres tant chéri, et en serre un contre son coeur.
Il s'agenouille...
Il touche ses livres, ses précieux livres, et d'abord l'envie soudaine de les lui retirer des mains prend Marie, mais son regard tombe sur le visage du visiteur. Un visage qui s'eclaire d'un sourire, et c'est comme si le corps entier baignait dans un monde cotonneux, la petite âme s'apaise étrangement, et n'arrive même plus à s'effrayer de cette étrangetée...
Le tremblement de ses mains diminu, son corps se détend, les ongles cesse de griffer la peau des paumes.

Lorsqu'il lève la tête et la regarde, elle a la bouche ouverte, mais surtout, la peur a disparu de ses yeux qui ne brillent maintenant que d'envie de savoir. Sa main aux longs doigts se loge sans crainte dans celle de l'être quasi surnaturel, qui lui semble briller. Il lui parait tellement serein, tellement beau...
Et elle le suit. Elle pourrait ne pas en croire ses yeux, regarder le monde du dehors autours d'elle, revivre, sauter de joie. Non, rien de tout ça. Elle est trop occupée à le regarder...


Et enfin, le pire.

Une maison de banlieue un soir, une cuisine claire. Une cuisine bien équipée aux murs blancs. On y trouve un four, un à micro-ondes, un grille-pain, des étagères remplies… Une cuisine immaculée, tenue par une bonne ménagère, soucieuse de propreté.
Mais tiens, sur le carrelage blanc, une minuscule tâche rouge… Un liquide à l’odeur douceâtre très reconnaissable. Et puis là autours, d’autres encore.
Elles forment un dessin sur le sol. Oui, se concentrer sur les dessins… Oublier les hurlements, oublier les bruits de coups, oublier que c’est maman, là, par terre. Penser à la pendule, les petits lapins qui se pourchassent autours du cadran, l’aiguille qui avance lentement, si terriblement lentement…
Non, penser aux lapins, ne pas se dire que c’est papa, là, au dessus. Ne pas se dire que c’est lui qui tape sur maman. Sur maman qui a essayé de la défendre… Sur maman… Maman qui ne bouge plus… Qui ne bouge plus… La tâche s’élargie. Elle s’étend en forme de croix dans les rainures du carrelage…


Sirènes bleues dans la nuit noire, sirènes hurlantes dans le silence épais...


Il y a quelque chose de particulier dont vous aimeriez garder la trace ?

Une Rencontre Imprévue et Impromptue Au détour d'une Etagère.

Marie a replongé son regard sur le texte. Il trouve ça si terrible, mais en même temps fascinant. Pour lui, c’est facile de trouver une raison à l’intérêt de l’aveugle pour un sujet pareil. Alors il tourne une page, ses grands yeux dorés glissant sur les lignes. Et puis soudain, il se raidit. Il se raidit et s’écarte un peu de celui à côté duquel il s’est installé… Marie est médium, même si lui-même ne le sait pas vraiment, et il perçoit les ondes de colère contre… Contre lui. Qu’a-t-il fait pour mériter ça ? Marie referme lentement l’ouvrage qui gît encore sur ses genoux. Aura –t-il le temps de se carapater avant que tout n’explose ?

Et soudain il est debout, l’autre, et Marie se met a trembler de façon incontrôlable. Il a même trop peur pour faire le moindre geste, se défendre. Comme ces biches qui restent immobiles face au fusil, ou les condamnés à mort par fusillade. On pense souvent qu’ils ne se dérobent pas par courage. C’est souvent qu’ils sont trop terrifiés pour bouger. Et là c’est l’aveugle qui le fait bouger. Le lourd volume quitte ses mains, et frappe le sol. On pourrait très bien imaginer un ralentit à cet instant. Du moins c’est sûrement à cet endroit qu’un réalisateur le placerait. Les deux livres qui tombent tour à tour sur le sol, le léger rebond, et Marie qui ne peux pas fuir, plaqué contre une étagère. Il n’a eut le temps que de placer ses mains devant sa poitrine, à plat vers l’autre, comme pour le repousser, mais ces mains ne font rien, elles se contentent d’être là, comme un paravent.

Marie est pétrifié, tremblant, les yeux écarquillé et la bouche ouverte, dans l’expression la plus parfaite de stupéfaction terrorisée. Ses yeux fixés sur ceux, morts de l’aveugle. Et à ce moment, la seul chose qui lui vient à l’esprit c’est : Comment est ce qu’il a fait pour savoir ou j’étais ? Il ne comprend pas. Non il ne s’est pas amusé, et puis encore ce mot… S’éclater… ll n’est pas éclaté, ce qui veut dire que ce mot signifie autre chose.

Oui, pour oublier la situation présente, Marie a toujours eut la même technique, devenue réflexe, il pense à autre chose… Comme quand Papa.. ; Quand… Non
C’est pas à ce genre de choses là qu’il faut penser…
Mais pourquoi est ce qu’il lui en veut ? Il n’a fait que lui dire ce qu’il voulait entendre après tout non ? Marie n’aurait pas été Marie qu’il se serait mit en pétard, mais ce genre de réaction… Marie connaît pas.

Et là il lui arrive un des trucs les plus étranges de sa courte vie. Il s’attendait à se faire crier dessus, donc pas de surprise pour ce passage, il s’attendait à n’importe quoi ensuite, mais le genre de n’importe quoi prévisible, comme se faire taper, ou envoyé il ne sait pas où… En tout pas à ce qu’on l’embrasse.

Il en reste tellement estomaqué qu’il reste dans la même position une minute après que l’aveugle soit partit. Ensuite, lentement, il baisse les mains, se laisse tomber par terre, et enfin, porte une de ses mains à ses lèvres pour les effleurer. Et un timide sourire, comme un rayon de soleil naît sur ces mêmes lèvres qui n’avaient, jamais, jamais connu ça.
Marie reste dans cette position, les yeux baissés et le leger sourire sur son visage pendant dix bonnes minutes qu’il ne voit passer avant de subitement se réveiller. Et là les questions affluent dans sa petite tête. Pourquoi est ce qu’il a fait ça ? Avec les ondes de haine qu’il dégageait, c’était la dernière des choses possible… Mais peut être qu’il vient d’un pays ou ça veut dire autre chose, ou alors c’est Marie qui a mal interprété le comportement juste avant…

Alors Marie se lève, et va chercher les explications dans le seul endroit qu’il connaît : Les livres.
Et puis si il ne trouve rien, qui sait, peut être Mr Kadamon pourra lui expliquer tout ça. Même si il ne sait pas trop ce qu’est le « ça ».

Quelque chose que vous auriez aimé laisser derrière vous ?

Sa peur perpétuelle sans doute

Comment auriez vous aimé que l'on se souvienne de vous et pensez-vous que cela serait possible (que tous se souviennent comme vous l'auriez souhaité) ?

Bah... Marie n'a pas pour vocation de devenir un souvenir. De toute façon qu'est ce que ça apporte comme savoir?

Vous voulez m'en dire davantage ?

Bein.... Z'avez pas un bouquin, non?
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