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 Nymphéa, l'Héritière d'Eionir [Native]

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Nymphéa
¤ Palette d'émotions ¤
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Nombre de messages : 4
Je suis : Le reflet qui râgne
Nature & particularité(s) : Bout de brume arraché.
Date d'inscription : 21/04/2008

Songe esquissé
Race & Aptitudes: Et son apparence se meut à tout âge, petite fille ou dame d'apogée, selon l'émotion qui dominera... elle recouvrira le visage que son Temps veut bien lui donner.
Nom du perso:
Idéologie: Aucune
MessageSujet: Nymphéa, l'Héritière d'Eionir [Native]   Mer 22 Oct 2008 - 16:40

    - Comment vous nomme-t-on déjà ?

    Il y eut beaucoup de noms, je ne me souviens du mien parce qu'Il ne l'a jamais oublié.
    Nymphéa...
    Les autres, je ne m'en souviens pas.


    - Ah oui ! Je crois que ça me revient ! Ou peut-être pas.
    Je sais que cela paraît impoli, mais selon vous, vous auriez et feriez quel âge ?


    Je n'ai pas d'âge. Je ne m'en souviens pas. Tout ce qu'il me vient à l'esprit sont les murmures d'un livre.
    On l'appelle "Destinée" ou encore "Légende", "Genèse". Je ne sais pas ce qu'il en est.
    Est-ce que le moment est important ? Les années écoulées ont-elles vraiment un sens ?
    Tout mythe commence toujours de la même manière:

    Il était une fois...


    - Vous savez en ce moment -la fatigue sans doute- ma vue baisse. Vous pourriez vous décrire, vous seriez un amour !

    Une jeune femme sans âge qui évoluait au gré des émotions.
    Elle est loin d'être belle, plutôt commune, loin des canons, très grande et svelte, la peau claire, une épaisse chevelure hésitant entre le châtain et l'auburn sculpte son visage en une perpétuelle tempête éthérée, dissimulant ses oreilles pointues, aux sylphides parentés...
    Elle n'est pas belle, je vous dis! Elle ne l'y prétend pas, elle ne veut pas l'être. Ce n'est pas ce qui lui importe ici-bas.
    Un visage ovale, des sourcils arqués, des yeux bruns ou acajou, si expressif qu'elle transmettra chacune de ses émotions au moindre regard... Un nez long et délicat se ponctuant par deux lèvres voluptueuses au sourire tendre. Peut-être enjoindrait-elle aux sensualités torrides ? Pourtant, c'est un calme étrange, une sérénité qui s'exalte de cette femme, comme fascination aux êtres venus d'ailleurs, ce que l'on nomme étranger en tout lieux, même s'ils sont parmi nous, depuis une éternité...

    Pourtant, on ignore tout de ce qu'elle est.



    - Mmmh, et là Orphéem affiche un air suspicieux, Auriez-vous des... aptitudes particulières ?

    Et son apparence se meut à tout âge, petite fille ou dame d'apogée, selon l'émotion qui dominera... elle recouvrira le visage que son Temps veut bien lui donner.
    Mais même "agée", elle conservera sa haute stature sans se vouter.
    Mais l'être éthéré possède aussi une intuition hors-norme, un don de double-vue, une sorte de clairvoyance. Sa seule défense en ce monde. Elle ne sait pas forcément de quoi l'avenir sera fait. Connaît certaines possibilités, elle peut percevoir parfois un bout de ce qui a été. Elle pressent le danger.



    - Vous êtes du coin? Et si vous ne l'êtes pas, depuis combien de temps vivez-vous ici ?

    Elle sourît tout doucement, laissant transparaitre une douceur infinie...
    " On pourrait dire... Que je n'ai jamais rien connu d'autre...
    Il fut un temps, où ce n'était pas le seul endroit, le seul refuge, mais... C'est maintenant notre Temps, n'est ce pas ?
    Je n'y suis pas depuis l'origine - non. Mais j'en suis née, le sang ancien coule en moi, comme tu le sais, Orphéem... Je ne suis que l'un de ces Autres...


    - Vos tendances Politiques/courants de pensées ici ?

    N'est ce pas évident ? Une native. Je suis une native. Bien qu'il m'arrive parfois, d'aider les Païkanians. J'essaie de rester discrète, ils me trouvent déjà bien assez étrange... Et nul ne connait immédiatement, la nature de ceux qu'ils reccueillent.
    Il m'arrive de rencontrer des membres du Pao et... de discuter avec Plavanayuna. L'homme qui m'est le plus proche est un Chasseur. Il a choisie cette voie pour persister, je ne peux que le laisser faire... craignant pour sa vie à chaque fois.

    Il m'arrive de cotoyer les Opianes si étranges... Ceux qui les possèdent parfois, ont beaucoup... à me révéler.


    - Et sinon, vous vous souvenez de beaucoup de choses ?
    Un meilleur souvenir ?


    Et s'il n'e restait qu'un ?
    Et si...
    Est-on obligé de choisir ce qui doit nous être le plus précieux ? Je ne peux chérir un souvenir en particulier au risque de perdre ceux qu'il me reste... Alors je chérie l'espoir, celui que je ne veux oublier dans mon monde si souvent fait d'obscurité.

    - Un pire ?

    A son contraire, je ne veux pas non plus oublié l'opposé. Il en résulte ce que je suis. Le desespoir est aussi ce qui me permet d'exister.
    Aussi ma mémoire est constellée d'espoir et de profondes tristesses.
    Ce ne sont pas des souvenirs, mais leurs émotions. C'est tout ce qu'il me reste.
    Tout ce que je suis à même de me rappeler.


    - Quelque chose que vous voudriez vraiment oublier? Et vraiment vous rappeler ?


    Je voudrais... Je voudrais parfois oublier cette idée fataliste... Cette vision d'irrémédiable que l'Eionir ne cesse de me transmettre.
    L'immuable, la mort, les anneaux de la destinée que personne ne saurait briser...

    Me rappeler ? Je crois... que - elle se met à frissonner légérement, la voix enrouée par quelques brefs sanglots - j'aimerai peut être me souvenir... comment réussir...



    - A votre avis, comment se souviendra-t-on de vous ? C'est ainsi que vous l'auriez voulu?

    Je suppose, l'image d'une créature éthérée, de celle qu'on ne saisit jamais. Un mystère même pour ses proches. Peut-être paraissant inoffensive et sans reproche... Mais pourtant...
    Garante d'une sagesse valant bien les puissances.
    Peut-être agaçante, d'être à ce point inébranlable. D'être absente.
    C'est l'image que je devais renvoyer. C'est aussi peut-être ce qu'il restera de moi.


    Et je vous l'ai déjà dit. Je préfèrerai qu'on se souvienne qu'il y a toujours un espoir dans le noir...


    -Par Morphée, il faut que j' y aille, j' ai été très heureux de faire à nouveau votre rencontre ! Si je n' étais pas en Eionir, je croirais perdre la tête !
    A propos, avez-vous d' autres choses à me révéler ?



Je ne veux pas disparaître, comme tout en chacun, je ne veux pas être annihilée, assimilée au néant. Ou même renaître. Ce n'est pas si... important.
Ce que je voudrai qu'il demeure, ce n'est pas un visage, ni une histoire ou un caractère.
Je voudrai que reste la lumière.

Pour guider ceux se pensant seul et sans remède.
C'est la dernière trace que j'aimerai laisser.


Une simple lumière.


On erre.
Parmi la brume et l'océan.
Parfois on se perd
Dans les pires affres du néant.

Longtemps je cherchais la cause,
Des plaies de l'histoire,
Celle qui brise toute osmose,
Celle qui gâche tout espoir...

Et un jour... elle m'est apparue.
Elle avait été si proche tout ce temps!
Elle est en moi. En nous. En chacun d'eux.
Elle pleure sa survivance sans pouvoir s'empêcher...
De nous aveugler.
A nos propres existences.

Lorsque je lui demandais,
Ce qui pourrait la sauver. Ce qui pourrait nous sauver.
Elle pointa son doigt acéré
Et me transperça le cœur.

Les épreuves et les plaies, ne sont rien à côté.
De ce que nous avons tous à l'intérieur.
Et pour être sauvé...
Il suffit...

D’un cœur.
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