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 Sauvage et ses morceaux de légendes

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Sauvage
¤ Voyageuse Eternelle ¤
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Nature & particularité(s) : Princesse nue sans avenir, court après des lucioles
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Songe esquissé
Race & Aptitudes: A première vue, rien de bien particulier
Nom du perso: Se présente sous le pseudo de Sauvage
Idéologie: Aucune

MessageSujet: Sauvage et ses morceaux de légendes   Mar 24 Fév 2009 - 20:24

Comment vous appelle-t-on ?

La créature devant vous balbutie difficilement, se tasse sur elle-même, n’émet que des sons informes et vides de sens. Elle serre ses genoux contre sa poitrine nue, ses yeux se focalisent difficilement, ses pupilles sont dilatées. Elle semble tout à fait incapable de répondre pour le moment.

Quel âge pensez-vous avoir/pensez vous que je pourrais vous donner ?

Peu à peu sa respiration se calme, ses muscles se détendent. Elle mordille ses lèvres en jetant un regard anxieux et curieux autour d’elle, répondant tout bas.

…..vingt…et…Sept….vingt…et…Sept….

Si je ne pouvais vous voir, comment vous décrieriez-vous ?


Son visage s’illumine d’un sourire joyeux et elle reporte complètement son attention sur vous, ses dents sont un peu jaunes et cariées.

Je suis nue ! gazouille-t-elle.

Le plus simple appareil. La tenue première.
Entièrement, entièrement nue.
Grande, plutôt, oui, pas assez, trop, assez, peut être, sûrement. Corps mince, léger, léger, corps jeune. Un corps simple et beau qui se transporte aisément. De jolis seins, un bel arrondi d’épaules, de grandes jambes. Des croûtes ensanglantées et purulentes sur les avant-bras – pas beau, pas beau.
J’ai les lèvres roses, je ne me maquille pas. Des yeux bleu-gris, un peu vagues, comme constamment embrumés, aux pupilles dilatés. Une bonne dose de cernes, mais rien de bien méchant.

Parfum d’hyacinthe, parfum de fleurs, d’or et d’aubes lointaines. Parfum d’urines, de merde, de paillasse pouilleuse, de vache, de sable, de poussière, d’haschisch surtout – oh oui, surtout de haschisch. Un cocktail étrange, détonnant, lorsqu’il est arraché à son contexte maternel.
Un visage plutôt carré, bien prononcé, bien symétrique, et de longs, longs cheveux bruns qui bouclent et qui tombent !

Avez-vous des dons ou pouvoirs particuliers ?

Sourire doux et tendre.

Je suis capable d’amour….

A quoi ressemblait votre monde ?


Cette fois, Sauvage articule des pensées plus rationnelles - chose qui semble rare chez elle. Ses bras se sont desserrés maintenant, elle penche la tête d’un côté et de l’autre en riant, les yeux fixés sur votre forme, bien que ses paupières soient mi-closes comme celles d’un chat ronronnant.



Mon monde !... Mon monde !....

Ce n’était pas le mien !... Disons que, j’y ait fait un tour, et puis hasta la vista baby ! Fucking hell ! J’y ai passé de sacrés bon moments, ça, c’est sûr, Dieu a été vachement sympa sur le coup, en créant cet endroit…

C’était un monde….grand. Grand, avec de l’espace, et beaucoup d’hommes crasseux dedans. Pas toujours très….gentils. – Frisson – Sauvage lève un regard incertain vers vous, vérifiant que vous êtes toujours là et que vous portez toujours votre attention sur elle –

J’étais dans la ville où tous les Dieux veillent ! Et les vaches, et les singes, et le soleil, le soleil….la marihuana, aussi, l’opium. Vous vous rendez compte, là-bas, le pavot, c’était direct en vente libre ! Elle rit, vous faisant un clin d’œil complice.

Je me rappelle, ce monde possédait le visage de tous les Dieux, tous les Dieux nous regardait passaient dans la rue…c’était un monde oriental…dans le passé, vous savez, les seventies oh yeah baby, the seventies ! L’amour, …les fleurs….Dieu. Liberté.

Moi, j’étais occidentale…d’un endroit qu’on appelle la Grèce...le berceau des légendes ! D'ailleurs, je connais un tas de légendes, du monde entier. Mon monde, c'était un monde d'illusions avant tout !

Puis, un jour, j’étais là, oui, là-bas, loin quoi ! l’Himalaya, le Tibet, l’Inde, le Népal, la ganja en vente libre, les gens heureux, qui crèvent de faim, la prostitution, la boue, les fêtes, les cérémonies, le ciel ouvert, la terre sèche, les cadavres dans la rue, ces mêmes vieillards qui partout s’allongeaient jusqu’au moment où ils mourraient, les femmes décorées de couleur, toutes les couleurs sauf le jaune, d’ailleurs c’était un monde de couleurs…et tout ça sous le regard de tous les Bouddhas du monde !….

Racontez moi votre meilleur souvenir...

C’était un jour de marche, je me souviens, ça avait été pénible. Harry râlait parce qu’on avait fait un détour pour visiter un temple, il râlait parce qu’on avait perdu notre paquet de cigarettes dans la foule et qu’il s’était fait volé trois roupies. Il râlait et même Tomas n’arrivait pas à le calmer.

Le ciel était triste et sombre, nuageux, gonflé. Il était lourd et oppressant.
Avec Enzo, on est montés sur la colline, on a laissé Harris, Gloria, Mark et Tomas en bas, on est montés ensemble, tous les deux, et lorsqu’on est arrivés en haut il a plu.

C’était beau, bon dieu, c’était bon. Toute l’eau, tant attendue, qui gorgeait la terre de vie, qui gorgeait le sol de fleurs, qui nous nettoyait, nous obligeait à ôter nos vêtements, nous buvions l’eau tant chérie à même le ciel….
On a dansé dans la boue. On s’est aimé. J’aimais Enzo, lui aussi je crois bien. Comme personne d’autre. Comme personne. Oh oui, je l’aimais, comme beaucoup d’hommes, et si différemment….

Le lendemain, lorsque je me suis réveillée, dans ses grands bras forts, toute la colline avait fleuri….

Et enfin, le pire.

Son visage se crispe.

Il était gros et gras comme un sale petit porc de merde. Son ventre était recouvert de répugnants petits furoncles et il respirait comme un cabot de bouseux ! Il a tué Tomas d’abord, Gloria avait déjà claqué sous sa dose d’héro, l’abrutie ! elle aurait dû le savoir, c’était de la pure, elle aurait dû, elle AURAIT DU ! Oh, god, c’était horrible, tellement de bave dans un corps si morne…

Si elle n’avait pas bavé autant, si elle n’avait pas voulu un médecin…ce…ce porc ne serait jamais venu ! Jamais ! J’ai hurlé. Et personne n’a entendu. Personne n’a jamais entendu.

Il y a quelque chose de particulier dont vous aimeriez garder la trace ?


Doucement.

Enzo.

Quelque chose que vous auriez aimé laisser derrière vous ?


Les drogues, toute cette foutue saloperie de merde, ce poison mortel, ce…ce truc qui a…qui l’a tué….qui m’a…transformée en quelque chose d’autre que moi.

Comment auriez vous aimé que l'on se souvienne de vous et pensez-vous que cela serait possible (que tous se souviennent comme vous l'auriez souhaité) ?


Eh bien avant de partir de Grèce, vous saviez, je bossais sur un voilier. Un joli voilier. J’adorais l’eau, vous voyez. J’adorais me baigner, j’adorais naviguer, mes parents étaient toujours derrière moi !.... des fois, pour rire, ils me disaient : « On aurait dû t’appeler Aphrodite. » Parce que j’étais une nana, si je n’avais pas été une nana ils m’auraient appelé Poséidon, mais je n’avais pas la tête de l’emploi, you see, la barbe, les tridents, c’étaient pas mon truc.
Et pourtant j’adorais l’histoire d’Ulysse, je l’ai lu, lu et relu des tas de fois ! Je suis un peu comme lui, non ? Sourire Orphéem….c’est comme Orphée…j’aimerai bien vous raconter son histoire….c’est une belle histoire. Mais triste. Si triste...vous chantez ?

Ah oui, la question ! Excusez-moi, je suis si contente d’avoir un public que, ben, euh, bref.

Mon père et moi, on bossait sur la construction de bateaux. Il m’a toujours promis que j’aurais mon nom, mon vrai nom, sur l’un d’eux, et qu’il me le filerait pour mon mariage.
J’aurai bien aimé me marier avec Enzo.
Mais là où je suis partie, il y avait trop, trop, trop de visages pour qu’on se rappelle du mien… des milliers de gens…des cadavres, tous les jours, des amis aux bûchers, des amies violées, un flot sans fin de voyageurs qui s’endormaient pour toujours dans un coin de poussière et de boue….Non, on ne se souviendra pas, là-bas, il y en a trop qui clapsent tous les jours. Un éclair de tristesse passe dans ses yeux. C’est parce que les gens que j’aimais se sont endormis. Comme moi, non ? Mais – très lentement, avec presque de la…provocation ? – puisque je me rappelle d’eux, ils se souviendront bien de moi….quels que soient le visage qu’ils portent. Je…je les retrouverai ? Hein ? N’est-ce pas ?

Vous voulez m'en dire d'avantage ?

Oui.

Pause.

Tellement plus de choses….

Nouvelle pause.

Le Lethé. Ça se trouve au domaine d’Hadès, ça. Un éclair de compréhension passe dans ses yeux. Lentement, elle plisse les yeux, et murmure tout bas : je me rappelle, Orphée était parti chercher Eurydice, si loin…. - et les Hommes étaient partis à la recherche de Bayamie qui avait quitté la Terre pour Bullimah - mais Eurydice était trop belle, ou était-ce Perséphone ?

Elle détourne le regard et se tait, visiblement gênée et prise dans un courant de pensées trop incompréhensible pour être exprimé devant un être rationnel.
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Sauvage et ses morceaux de légendes
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